07nov 2006
Concis
10:50 - Par Frédéric Meurin - Plume - 14 commentaires
Voltaire écrivait : "Je vous écris une longue lettre car je n’ai pas le temps de vous écrire une courte."
Ce principe, qu'on pourrait qualifier du diamantaire, largement répandu au Japon avec les haïkus, connait une seconde jeunesse grâce à une initiative rigolote de Wired.
Wired, pour ceux qui l'ignorent, est un, si ce n'est LE magazine américain de Science-Fiction littéraire.
Ils ont repris ce qu'Hemimgway considérait selon la légende comme sa meilleure histoire : « For sale : baby shoes, never used » (« A vendre, chaussures bébé, jamais portées »).
On admirera les possibilités laissées à l'imaginaire du lecteur face à ces 6 mots. Wired reprend ce nombre comme seule règle d'un exercice proposé à moults auteurs et aux internautes. Evidemment, c'est en anglais, mais ce ne sont pas six mots qui vont gâcher notre plaisir.
Ceux qui seraient tenté par l'exercice en français peuvent se lâcher ici même 




14 commentaires
Rien compris, je dois être con.
Rassure-moi, tu as fait exprès ?
Exprès ? Mais de quoi tu parles ?
J'aime bien les 2 phrases de Fabien en 6 mots (Fabien, tu es un génie qui s'ignore), je ne sais pas si j'arriverai à faire mieux...
J'essaye :
- Le couteau avait un regard louche. (C'est beau, non ?)
- Petite, viens jouer dans la chambre. (pas mal, celle-là)
- fatiguée, je vais me reposer enfin.
Arrête, il finirait par le croire.
Arf.
J'ajouterai à ma basse tentative de sabotage qu'à la lecture de toutes les histoires présentées sur wired, hormis celle de Miller (forcément j'adore, même si je dois reconnaître qu'elle est facile) et à la rigueur la première de Margaret Atwood, peu atteignent le génie de Hemingway - car oui, la force évocatrice et suggestive de ses six mots est fabuleuse.
Tu crois pas que tu en fais un peu trop Iyhel ? L'exercice est drôle, mais bon ça s'arrête là... Et je dis ça alors que Joan m'a dit qqchose de très sympa... Bon, jouons quand même.
Voici mes histoires avec "six mots" :
- Six mots. Voilà, c'est tout.
- Le doute m'envahit. Enfin, peut-être...
- Marre ! Des gens qui se plaignent !
- Il était une fois, une... FIN.
- And now, the only english version !
- Once time,... a lot of children.
Du grand n'importe quoi... Stop.
Rha, Fabien, fais pas semblant d'être bête. L'idée n'est pas de faire une phrase de 6 mots, mais de "raconter" une histoire. Etant donné qu'il est impossible de le faire en tant que tel, tu ne peux t'en sortir dans cet exercice qu'en suggérant quelque chose à travers ces 6 mots. Evidemment, tu en deviens très flou, mais là où ça devient très fort, c'est quand un univers s'impose en 6 mots.
On retrouve bien l'univers de Franck Miller (auteur de Sin City, pour rappel) avec ses 6 mots. Pour Hemimgway, on voit bien un drame familial : soit ce bébé est mort-né, soit il n'a même pas été conçu. Pourquoi ? En dire plus réduirait la magie.
Perso, dans celles de Wired, ma préférée, parce que drôle, en plus, c'est celle d'Eileen Gunn. Sinon il m'en est revenue une ce matin. Une belle histoire en 6 mots. C'est juste dommage que certains aient imaginé des mauvais trucs à partir de ces 6 mots :
"Aimez-vous les uns les autres."
Effectivement, on ne raconte pas en 6 mots une histoire, on suggère une idée. Et donc je reste sur ma position, il n'y a rien de génial en ça. C'est à la porté de tout le monde. Mais c'est un exercice amusant, et je préfère en jouer. Quant à la meilleure histoire d'Hemimgway, elle a été éditée par "Paris Boum Boum". Et pour aller dans ton sens, mes petites phrases font parti de mon univers et reflète un aspect de ce que je suis.
A cette aune, on peut toujours affirmer que quelques pages ne suffisent pas à décrire un univers dans ses moindres détails. Pourtant Bradbury arrive fort bien à évoquer tout un monde en deux, allez, soyons magnanimes, trois pages.
Je persiste donc : six mots suffisent à "raconter". A un extrême on trouve Zola et Stendhal, à l'autre ces six mots.
Et c'est cette concision qui rend l'exercice d'autant plus difficile, et ça se ressent dans les essais publiés par Wired. Toi-même d'ailleurs tu ne joues pas le jeu, puisque tu ne cherches pas à raconter, juste à faire des bons mots - qui le sont d'ailleurs, là n'est pas la question.
Quoiqu'en reformulant "Il était une fois une fin.", il y a quelque chose...
PS : Fredd, hier je n'arrivais pas à poster, ça vient de ton site ou de ma connexion de ch***** ?
Ok, tout dépend de la manière dont on interprète les choses. Mais je reste persuadé que tout cela n'est qu'un jeu à la porté de tous et qu'on ne peut pas crier au génie devant 6 mots.
Et comme j'aime bien joué, je mets un copier/coller d'un mail que j'ai envoyé à Fred suite à ses problèmes de blog avec deux nouvelles histoires (et cette fois dans l'esprit).
" Alors qu'hier dans les grèves, j'ai eu 2 idées d'histoires courtes, une d'actualité :
- VICK de 17 heures 26 : Supprimé. -
L'autre moins :
- Je raccroche. La circulation devient... Tûûûûût !!!!!!! - "
Hello,
J'ai été attiré là par un spam honteux placé sur le dos dodu d'un cochon un peu dingue. Du coup je me sens tenu de verser ma contribution au recueil, en signalant que les rappeurs sont souvent experts en matière de début ou de titres brefs et mystérieux.
Type :
"Un beat, un scratch, un rap" (Disiz La Peste)
Ou, en s'autorisant un mot de plus :
"Les problèmes sont en effet de taille" (NTM)
Ou encore, en 6 mots, ce rap de dalida :
"Il venait d'avoir 18 ans"
JNo, modeste contributeur
ceux qui ne comprennent pas l'humour, ils sont tous WIRED !! Bonsoir. (Mais oui, c'est toujours moi, qui veux tu que ce soit)
tiens avant de partir, j'en ai une bonne à propos, qui sort tout droit de southpark Attention, c'est tres con et a la fois .... tres con, ouvrons les guillemets : " - toc toc ! - qui c'est ? - Ingmar bergman ... - ... - ... - Ingmar Bergman qui ? "
perso j'adore. Bon d'accord d'accord, je retourne me coucher.