13fév 2008
Quelle conne !
09:06 - Par Frédéric Meurin - Papier - crayon - 6 commentaires
"Si tu reviens, j'annule tout !"
On se prend à rêver de ce qu'il serait advenu si elle était revenue...
La fin de l'obligation de résultats pour Brice Hortefeux, une vraie consultation pour financer la fin de la publicité sur le service public, et ce de manière étalée, le désengagement de la finance dans les médias, un vrai référendum sur la ratification du traité européen, l'augmentation du budget de l'éducation AVEC des créations de poste d'enseignants, un moratoire sur les OGM qui court sur toute l'année et pas qu'en hiver, la fin de la franchise médicale, quitte à augmenter les cotisations sociales, la valorisation de l'emploi sur les heures supplémentaires, de vrais partenariats avec les pays émergents, basés sur autre chose que la vente d'armes et de centrales nucléaires, le redressement des déficits publics au niveau imposé par Bruxelles, sans report sine die (lire 2012)...
L'époque n'est vraiment plus au sacrifice individuel...




6 commentaires
Deux points : pourquoi un "vrai" référendum. Un référendum tout court aurait suffit. Et puis qu'est-ce que c'est que cette obsession des déficits publics ? Tu veux les transformer en déficits privés comme chez les anglo-saxons ? Tu voudrais pas non plus l'indépendance de la BCE non plus des fois ?
Le déficit public est un outil d'investissement pour développer les services publics ! 'faut pas s'étonner que l'Europe soit à la traîne des USA en matière de recherche et d'infrastructures (pas toutes heureusement mais bon), vu que la politique de l'UE oblige justement à limiter toute forme d'investissement et donc d'endettement...
Espèce de crypto-rigide budgétaire !
Bon alors, tu vas me nettoyer toutes les cochonneries que tu as faites dans ton commentaire. Ensuite, pour ton info, le déficit public français est essentiellement un déficit de fonctionnement, et non pas d'investissement (j'avais écouté un intéressant débat sur le sujet, donc pour une fois
je sais de quoi je parle).
Le problème, c'est que ce déficit de fonctionnement "peut" être imputable à la fonction publique, et que oui, on peut interpréter ce que je dis par "virons des fonctionnaires". Je ne crois pas qu'introduire de la compétitivité à la Poste soit une mauvaise chose, par exemple. C'est effectivement pas si simple, mais bon, c'était aussi un billet à tendance humouristique. Jaune, mais humour.
"virons les fonctionnaires", ben oui, évidemment... mais pour ça va falloir rétablir la peine de mort !
Sinon concernant l'introduction de compétitivité dans la Poste, très clairement : non.
L'introduction de compétitivité dans les services publics, c'est toujours au détriment des citoyens... euh, pardon, des clients !
Le terme de compétitivité n'était sans doute pas adapté, mais celui de productivité aurait été bien plus juste. Exemple : avoir 3 guichets et deux ouverts avec une queue monstrueuse ça se résoud de deux manières. Primo en apprenant à la guichetière qu'elle peut mieux s'organiser (j'ai des exemples gagesques tellement ils sont ridicules), deuxio, une fois les méthodes de travail améliorées, en embauchant quelqu'un pour le mettre derrière le 3eme guichet.
Quitte à ce que la Poste ne soit pas compétitive par ses coûts RH (de toutes façons ils se refont largement sur le volet banque...)
Mouarf, j'aimerais beaucoup voir des détails chiffrés pour étayer cette histoire de déficit de fonctionnement. Je ne dis pas qu'il n'y a pas des optimisations possibles, comme partout d'ailleurs, les pires gâchis que j'aie vus n'étant pas dans l'administration mais dans des grosses boîtes privées...
De mémoire, de Villepin s'enorgueillissait d'avoir ramené le déficit à moins de 40 Milliards d'€. C'est sûr que c'est en faisant 15 milliards de cadeaux aux foyers qui gagnent plus 10000€ par mois qu'on va continuer à le résorber... Ton déficit c'est pas une affaire de fonctionnement, de productivité ou quoi que ce soit, c'est une affaire de priorités politiques et de répartition des profits ! Pour l'instant, l'état engraisse les riches au lieu de développer et d'améliorer les services pour TOUTE la population.
Quant à l'exemple de la Poste, rarement vu plus inapproprié puisque c'est la logique de rendement budgétaire immédiat qui a amené à transformer nos services postaux en banque, à en séparer les services de téléphonie en dépit des convergences évidentes entre les deux, à fermer des agences et ne pas remplacer et former du personnel. Comme ça maintenant même quelqu'un d'intelligent peut dire qu'il faut de la compétitivité - et pas de compétitivité sans compétition, donc sans concurrence, donc sans concurrents, donc sans dérégulation du MARCHÉ... nous y voilà...
Et le pire c'est qu'en dépit du sabotage de nos services publics depuis trente ans, on continue à nous les envier dans les pays anglo-saxons si merveilleusement évolués... qui ont d'ailleurs un endettement autrement plus faramineux que le nôtre, et je ne parle même pas de l'endettement des ménages...