20fév 2008
Coffret Cadeau Empoisonné
11:42 - Par Frédéric Meurin - Papier - crayon - un commentaire
Vous avez sans doute entendu parler, voire offert, de ces coffrets cadeaux qui permettent de déguster du vin, du chocolat, du thé, des moukraines à la Glaviouze.
Ils sont très tendances, constituent du développement durable (on offre du savoir plutôt que du matériel encombrant), et des idées cadeaux originales.
J'ai moi-même offert un coffret d'initiation à l'œnologie à mes parents, qu'ils ont véritablement apprécié, même s'ils ont découvert quelques surprises...
Tout d'abord, il faut savoir que les "stages" sont bondés. Non pas qu'il y ait trop de monde lors du stage, mais les premières disponibilités sont à j+3 mois au mieux.
Pourquoi ?
Mes parents en ont discuté avec le monsieur - très sympathique et compétent par ailleurs - qui anime les stages. Il se trouve que cet homme est seul à assurer l'organisation de l'intégralité des coffrets "initiation œnologie" vendus par la FNAC sur toute la France. Vous avez bien lu : c'est un gars à Paris qui anime le stage vendu à Nice, Strasbourg ou Lille. Comment font les Niçois qui auraient envie de suivre le stage ? Ils montent à Paris pardi. Cette information ne figure pas sur l'extérieur du coffret, vous noterez bien. Il faut l'ouvrir pour découvrir qu'on aura le droit de se payer une virée à la capitale.
Que font les gens ? Ils se disent : "ben quand j'aurai l'occasion, je monte sur Paris, j'appelle le gars et je fais mon stage". Sauf que quand ils viennent à Paris, au débotté, ils contactent notre œnologue qui leur dit : "3 mois d'attente". Et lui se fait pourrir.
Il se fera pourrir de toutes façons, puisque le contrat qu'il a passé avec la Fnac portent sur mille places de stage par an. La Fnac en vend quelque chose comme 20 à 30 fois plus par an. Que deviennent ces 19000 coffrets vendus mais irréalisables ?
On peut supposer que dans cet énorme surplus, il y a la part des "je m'y suis pris trop tard", des "J'avais oublié ce truc", des "J'aime pas le vin et j'ai la flemme / j'ai oublié d'aller changer mon cadeau".
On peut également se demander s'il n'y a pas une bonne part de "Ah ben merde c'est qu'à Paris", de "Comment ça y a plus de places ?" et donc de mauvaise foi de la part du vendeur. On n'est pas agitateur depuis 1954 sans être un brin anti-conformiste...
Alors tant qu'à être mauvais camarade (ou donneur d'alerte, ce bien grand mot s'appliquant selon de quel côté de la con-sommation on se trouve), moi aussi, j'ai relayé cette information sur le site de Service Public...




un commentaire
Oh... Moi aussi j'en ai offert. Je trouvais que c'était une bonne idée...
Il faut que je prévienne mes potes.