17fév 2008
Borné
16:57 - Par Frédéric Meurin - Papier - crayon - 3 commentaires
C'est ainsi qu'on doit pouvoir me qualifier.
Il y a une semaine, quelqu'un, dont je tairai le nom, m'a fait suivre un mail de mon ami de toujours, Jean-Lucien Farrache. Ah l'heureux homme qui ne remet pas en cause ses opinions, mélange tout allègrement et cultive les fleurs du mal sur le terreau fertile de la jalousie, du racisme et de la peur de l'autre.
Le mail forwardé consistait en un envoi haineux au Point, magazine qui semblerait-il a fait un papier sur les conditions de vie des Roms, assez désastreuse dans toute l'Europe (rappelons que l'Italie a passé de jolies lois assez récemment). Dans ce monument, nous avions droit à quelques photos de Mercedès et de Caravanes, agrémentées du prix des dits-véhicules.
La question qui sous-tendait tout cela : ils ne travaillent pas, ne paient pas d'impôts, d'où vient l'argent ?
Et JLF d'inciter Le Point à faire une vraie enquête au lieu de faire du misérabilisme.
Avant de vous faire part - comme la dernière fois - de notre échange2, je tiens à mettre un point au clair. Evidemment, je me pose comme tout un chacun des questions sur ces convois de caravanes tractées par des Hummer. Mais j'évite de tirer des conclusions hâtives et de mélanger les Roms dont parle l'article du Point avec cette autre population (parce que Roms, Tsiganes, Manouches, Yeniches sont des ethnies différentes, et je suis bien trop prudent pour vouloir les confondre : quand je ne sais pas je ferme ma gueule, et je cherche).
Bref. Je me suis - inutilement, sans doute - fendu d'un mail.
En passant, je signale que quand on tape Farrache et Sosliberté dans google, on tombe ici : quelque part ça me fait vomir, mais on ne pourra pas me soupçonner de faire sa publicité.Ouais, c'est vrai ça.
Il faudrait leur prendre leurs voitures et leurs caravanes, comme ça ça compenserait pour les impôts qu'ils ne paient pas.
Bien sûr, ils ne pourraient plus se déplacer ni se loger, alors on aurait qu'à les mettre dans des espaces prévus pour, où ils pourraient en plus travailler : ça paierait leur "loyer" pour cet espace qu'ils occuperaient.
Et en plus, avantage supplémentaire, ils seraient à un endroit où on les surveillerait, c'est tellement plus pratique.
Quelques miradors, deux trois chiens, et hop une affaire qui roule.
Vous devriez - vous aussi - faire une enquête au lieu de faire de la généralisation caricaturale à base de chiffres qui claquent.
C'est sans doute ce que vous faites sur de grands sites d'information comme celui-ci : http://www.midiassurancesconseils.com/Lepilori2005C.htm ou en énonçant de superbes vérités comme celle-là :
"Essayons de résoudre nos difficultés dont la source se situe, à mon sens (mais je peux me tromper !) à l’école primaire où des enseignants- fonctionnaires- marxistes- endoctrinent nos enfants comme dans les médersas les plus islamistes." (http://www.les4verites.com/articles/comments.php?articles_id=1344)
(google est mon ami).
Notre trublion a répondu et je n'ai pas résisté à l'envie d'ouvrir le mail que j'avais pourtant redirigé vers la poubelle.
Et vous savez ce que j'ai fait ? Sainte-Rita, priez pour moi, j'ai répondu !Aveugle et sourd volontaire, quel affreux destin est le votre !! Vous ne pouvez pas vous poser la question de connaître l'origine de leur argent !! On a de la peine pour vous !! La générosité que vous exigez des autres, mais pas de vous, ne perturbe pas votre digestion !!
Quant aux miradors, vous devez quand même être au courant : ce sont les marxistes qui ont inventé les camps en Sibérie bien avant Hitler, les miradors et l'utilisation à des fins rééducatives du sac plastique au Cambodge !!
Parce que nous ne sommes pas marxos, les bobos ont encore de beaux jours en occident. A moins que l'on vous ne envoie en chine ou chez les islamistes pour défendre les droits de la femme et des dhimis !! On peut rêver !!
Bien le bonjour !!
Dont acte : j'ai modifié ma règle de messagerie qu'elle supprime directement les faux arguments. Que ne puis-je l'étendre à l'intégralité du web."Aveugle et sourd volontaire, quel affreux destin est le votre !! Vous ne pouvez pas vous poser la question de connaître l'origine de leur argent !! On a de la peine pour vous !! La générosité que vous exigez des autres, mais pas de vous, ne perturbe pas votre digestion !!"
Vous interprétez bien vite mes propos pour me dénoncer, sans rien savoir de moi : c'est ça la curiosité intellectuelle ? Au moins ai-je pris la peine de savoir qui vous étiez - et c'est édifiant.
"Quant aux miradors, vous devez quand même être au courant : ce sont les marxistes qui ont inventé les camps en Sibérie bien avant Hitler, les miradors et l'utilisation à des fins rééducatives du sac plastique au Cambodge !!"
Si vous étiez autant pétri d'honnêteté intellectuelle que d'histoire que vous le prétendez, vous ne feriez sans doute pas la confusion - volontaire, je n'en doute pas, c'est tellement plus pratique - entre Stalinisme et Marxisme, le premier étant dénoncé par le second.
il est par ailleurs facile de dénoncer chez les autres : vous avez sans doute de bons souvenirs d'Algérie...
Par ailleurs, que quiconque ait eu ces pratiques d'exclusion par la peur et l'amalgame ne les rendra jamais acceptables à mes yeux : je doute qu'elles vous répugnent tant.
Je ne vous salue pas, et sachez que j'ai repeché votre réponse dans la corbeille de mon mail... Je ne perdrai plus mon temps à l'avenir (comme vous le savez sans doute, il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre).



3 commentaires
Je me permets, contrairement à toutes les lois du copyright, de recopier ici l'article du Point "qui fait du misérabilisme". Dominique Audibert et Alain Franco, ses auteurs, me pardonneront je l'espère bien volontiers.
Viktoria Mohacsi porte un nom qui sonne bien hongrois, mais son physique ne laisse aucun doute. A 32 ans, le teint mat, de grands yeux noirs et les cheveux tirés en arrière, elle est rom et fière de l'être. Au Parlement européen, elle est l'une des deux députées issues de cette communauté. Les Roms sont aujourd'hui quelque 10 millions de citoyens de l'Union européenne (voir tableau). C'est la plus importante minorité transnationale du continent. Pour Viktoria Mohacsi, c'est aussi la plus maltraitée. « Toutes les études montrent que nous sommes la minorité la plus discriminée d'Europe. Chez moi, quand je roule dans ma Mercedes, je suis sûre d'être contrôlée. Les policiers ont du mal à croire que mon passeport diplomatique est vrai et que je suis députée européenne. » Saimir Milé, un Rom venu d'Albanie pour étudier en France, renchérit : « Il y a un racisme anti-Roms dont personne ne parle. L'antitsiganisme passe pour socialement acceptable. »
Racisme ? Le mot ne figure pas en toutes lettres dans le rapport 2006 sur la situation des Roms en Europe de l'ex-commissaire aux Droits de l'homme Alvaro Gil-Robles. Mais le constat est similaire : « Les sentiments anti-Roms sont si profondément ancrés que la discrimination à leur encontre semble généralement tolérée et ne pas être considérée comme illégale. »
L'élargissement de l'Union européenne a fait éclater la question rom au grand jour. Dès mai 2004, avec l'entrée de dix nouveaux Etats membres, un demi-million de Roms de ces pays sont devenus citoyens de l'Union. Depuis l'admission de la Roumanie et de la Bulgarie, 3 millions supplémentaires s'y sont ajoutés. Parmi eux, ceux qu'on appelle les Roms migrants ne sont qu'une minorité, mais c'est la plus visible. En France, ils ne sont que 8 000 à 10 000 sur une communauté rom qu'on évalue entre 300 000 et 400 000 personnes. Mais les problèmes posés par leur insertion sont bien réels. L'ouverture des frontières permet aux plus pauvres de venir, car ils n'ont plus de passeurs à payer et le billet de bus Bucarest-Paris coûte à peine 100 euros. « Les Roms se sont encore appauvris , diagnostique Michèle Mézard, une pédiatre qui a dirigé la mission Rom à Médecins du monde et qui a créé le collectif Romeurope. Beaucoup n'ont même plus les moyens d'acheter une vieille caravane et vivent dans des cabanes au milieu de la boue, des rats et des détritus . »
En Italie, le meurtre d'une femme par un jeune Rom en novembre 2007 a déclenché une vague anti-Roms d'une rare violence (voir le reportage de Mirel Bran). Pour l'UE, qui cherche à promouvoir des programmes d'inclusion, la question rom est devenue un casse-tête. « On a fait le travail législatif, on a les fonds disponibles pour l'intégration des Roms. Il ne manque que l'engagement réel des Etats membres ! » regrette un haut fonctionnaire de la Commission. Le lobbyiste de la communauté rom à Bruxelles, Ivan Ivanov, avocat et diplômé de Columbia, directeur du Bureau d'information sur les Roms, confirme : « En cinq ans, on a dépensé 275 millions d'euros de fonds européens pour les Roms. Mais cela n'a toujours pas d'effets à long terme. »
Eternels indésirables, les Roms sont les derniers parias de l'Europe. Venus d'Inde du Nord voilà huit siècles, ils ont essaimé dans toute l'Europe. Leur langue, le romani, est proche du hindi. Le terme « Rom » (voir encadré), désormais utilisé dans les institutions européennes, recouvre des réalités très diverses. En France, on les a d'abord appelés Bohémiens parce que les premiers, au XVe siècle, étaient porteurs de lettres du roi de Bohême. Mais ils sont aussi Romanichels, Gitans, ou Gypsies en Grande-Bretagne. Dans les Balkans et en Europe centrale, ils sont Tsiganes. Selon les pays et les clans auxquels ils appartiennent, ils sont Manouches ou Sintés, Yenniches ou Kalés. Mais partout, après une brève période de curiosité exotique à leur égard, l'Histoire, pour eux, n'a été faite que d'errance et de persécutions. Jamais les rapports entre les Roms et les populations n'ont été sereins. Immigrés avant l'heure, premiers « Européens » à voyager d'un pays à l'autre, nulle part on n'a voulu d'eux.
En Allemagne, dès 1496, le Reichstag déclare les Tsiganes traîtres aux pays chrétiens, espions à la solde des Turcs et porteurs de la peste. Au XVIIe siècle, dans les pays tchèques, on les pend le long des frontières pour les dissuader de venir. En Hollande, on pratiquait à leur encontre les « Heidenjachten », véritable chasse aux païens menées par l'infanterie, la cavalerie et la police. L'esclavage des Roms, qui a commencé en Moldavie et en Valachie vers 1380, a duré légalement jusqu'en 1860 sans qu'on s'en émeuve. Sous le IIIe Reich, 500 000 Roms ont été exterminés par les nazis. Mais leur nom n'a pas été évoqué au procès de Nuremberg.
Boucs émissaires. La plupart des leaders populistes de l'Europe d'aujourd'hui-Jörg Haider en Autriche, Vladimir Meciar en Slovaquie, Vadim Tudor en Roumanie-s'en sont donné à coeur joie sur leur dos. A l'Est comme à l'Ouest, les sondages reflètent invariablement un violent rejet des Roms. « Quand rien ne va ni politiquement ni économiquement, les premiers boucs émissaires sont les Roms », souligne Jean-Pierre Liégeois, expert de la question rom, dans un remarquable ouvrage (1).
Qui sont-ils donc pour subir un tel sort, susciter tant de fantasmes, catalyser tant de haine ? Les Roms concentrent sur eux une rare dose de stéréotypes, de méconnaissance et d'incompréhension. On n'imagine simplement pas que ce peuple sans terre ne l'est devenu que parce qu'on lui a, presque partout, refusé le droit de se poser. Et quand les Roms y sont parvenus, on continue de les voir comme d'éternels errants. Alors qu'en France 90 % des Roms sont sédentarisés et ont la nationalité française, l'administration continue imperturbablement de les désigner comme des « gens du voyage ». « C'est comme si on rêvait de nous voir repartir », grince Saimir Mile. A nos yeux, ils ne peuvent être que mafieux ou voleurs de poules, rempailleurs ou danseurs de flamenco. Qui imagine que tel as de la cardiologie à Orange, tel commissaire de police très connu à Marseille ou tel ténor du barreau toulousain sont des Roms ? Eux-mêmes préfèrent le cacher. Leur musique nous déchire le coeur, mais leur sort nous indiffère. Leur mode de vie nous agresse, on ne veut en retenir que les enfants sales qui quêtent dans les rues, leurs femmes chamarrées, leurs caïds et leurs caravanes. Ils ne s'embarrassent pas toujours de morale ni des codes dominants, c'est vrai, mais leur destin leur a appris la dureté de la survie à tout prix. Dans un univers de risque zéro, la précarité reste leur sort. Leur histoire, terrible, les a faits forcément différents. Parce que le malheur a toujours plané sur leur peuple, ils flambent et prennent leur bonheur là où ils le trouvent. Ils nous font un peu peur, leur liberté nous agace et nous fait envie. Dans une lettre à George Sand, Flaubert écrivait déjà à leur propos : « Ils attisent la haine des bourgeois... Cette haine a quelque chose de profond et de complexe. C'est la même qu'ils ressentent pour le bédouin, le philosophe, le solitaire, le poète, et il y a de la peur dans cette haine-là. »
En France, les Roms sont les seuls citoyens qui doivent prouver trois ans de rattachement administratif quelque part pour avoir une carte d'électeur (contre six mois d'ordinaire). C'est ainsi que se perpétue un véritable cercle vicieux de l'exclusion, où les préjugés d'un côté, la tentation du repli identitaire de l'autre, s'entretiennent l'un l'autre. « Les Roms ont été rejetés et marginalisés parce que considérés comme des parias ; et ils ont été considérés comme des parias parce que rejetés et marginalisés », résume Jean-Pierre Liégeois. Pour Alain Reyniers, directeur de la revue Etudes tsiganes , la solution passe d'abord par une « révolution du regard ». Cette révolution, qui s'est opérée lentement pour toutes les couches d'immigration à travers l'Europe, reste à faire pour les Roms.
Aubervilliers (73 000 habitants). En l'espace de quelques années, la ville s'est retrouvée avec cinq bidonvilles abritant jusqu'à 600 Roms. La municipalité (communiste) a choisi d'en sélectionner 80, mais de s'occuper vraiment d'eux. Ils vivent aujourd'hui dans de vraies maisons sur un terrain aménagé qui appartient à la ville. Les enfants vont à l'école, les adultes apprennent le français et sont en voie d'insertion professionnelle. « On a fait le pari qu'ils avaient une capacité d'intégration, qu'ils voulaient le meilleur pour leur famille et qu'ils ne sont pas tous bandits ou mafieux , résume Claudine Péjoux, l'élue qui a coordonné le projet. On s'aperçoit que tout le monde est intégrable s'il y a un minimum de dignité et de stabilité dans les conditions de vie, et que cela change aussi le regard des autres. » Mais elle reconnaît que, lorsqu'il a fallu vendre l'idée aux élus et aux riverains, elle n'a pas soulevé l'enthousiasme.
La patate chaude. D'une commune à l'autre, le plus souvent, on se repasse la patate chaude. Pour les municipalités, la situation devient de plus en plus lourde à gérer. Débordées par les problèmes sanitaires, de délinquance aussi, elle sont assaillies de plaintes du voisinage. Déjà aux prises avec des résidents permanents en situation de précarité, les élus sont coincés entre un minimum de devoir humanitaire, des contraintes budgétaires et... la crainte des retombées électorales.
Quand des Roms sont chassés d'un terrain, ils en trouvent un autre ailleurs. Au bout d'un moment, ils font l'objet d'une « OQTF » (obligation de quitter le territoire français). Les autorités invoquent, comme les circulaires le permettent, un « trouble à l'ordre public » ou une « charge déraisonnable » pour le pays d'accueil. A Bondy et à Saint-Denis, lors de récentes opérations d'expulsion au petit matin, on embarquait les Roms dans des cars pour Bucarest afin de leur faire signer, une fois à l'intérieur, les formulaires de rapatriement volontaire avec aide humanitaire au retour (300 euros par adulte, 100 euros par enfant). Il n'est pas rare que plus de la moitié de ceux qui empochent les primes soient de retour quelques mois plus tard.
Au « village » rom d'Aubervilliers, il y a encore des sapins de Noël peints sur les vitres et il fait chaud dans les maisons. Les enfants parlent français, jouent à la balançoire et vont à l'école. Après six ans de galère, de bidonville en bidonville entre Colombes et Saint-Denis, Robert et Nadia, un jeune couple venu d'Arad, en Roumanie, se sont enfin posés. Il gagne sa vie comme jardinier et consacre 10 % de son salaire à son loyer. Elle ne fait plus la manche. Ils n'en reviennent toujours pas d'avoir été accueillis quelque part. « On est bien, on est heureux, c'est ici qu'on veut faire notre vie », dit-il. Pour la première fois de sa vie, on ne le traite plus de « sale Rom »
1. « Roms en Europe », de Jean-Pierre Liégeois (Editions du Conseil de l'Europe. 03.88.41.22.63).
Les racines
Rom (ou Rrom). Rom signifie « homme d'ethnie Romani » . C'est un terme générique qui désigne à l'origine l'une des trois grandes branches-les Roms, les Sintés et les Kalésa-d'une population originaire du nord de l'Inde dont les premières traces écrites d'arrivée en Europe remontent au XIVe siècle.
Romani . Langue indo-européenne comprise par une très grande partie des Roms d'Europe. Certains groupes qui ont perdu l'usage du romani parlent des langues très influencées par les pays où ils vivent. Comme le kalo, dérivé de l'espagnol, ou le sinto, qui est une variante germanisée du romani.
Tsiganes . Le mot dérive d'une secte hérétique venue d'Asie Mineure et désignée en Grèce sous le nom d' Atsinganos (les intouchables). Ses membres évitaient tout contact avec leur entourage et avaient la réputation d'être des devins et des magiciens. Par extension, on a utilisé ce terme pour désigner les premiers Roms installés dans ces régions.
Gitans . Comme Gypsies en anglais et Gitanos en espagnol, le mot vient d'« Egyptiens », terme par lequel les Tsiganes arrivés en Europe ont souvent été désignés. L'origine en est que plusieurs régions fréquentées alors par les Tsiganes, comme l'Epire, en Grèce, avaient été surnommées « petite Egypte » .
Gadjo (gadjés). En romani, le mot désigne tous ceux qui ne sont pas des Roms
Accessoirement, un aspect dont l'article du Point ne parle pas, c'est la façon dont, en précarisant ces populations, on les jette à la merci des mafias bulgares ou serbes qui chapeautent toute "l'industrie" de la mendicité autour de Paris...
j'aime beaucoup mon grand père, mais je me dois cependant de vous prévenir de quelque chose : comme vous l'avez pressenti, tenter de discuter avec lui relève du dialogue de sourds. il ne vous entendra pas. il est de ces vieilles personnes qui ne changerons plus d'avis...
je dois vous avouer que ça m'a bien fait mal au coeur de tomber sur cette page. je connaissais ses opinions mais les voir étalées ainsi me dégoute plus encore. je sais qu'au fond ce petit mot n'est d'aucune utilité mais je n'ai pas pu m'en empécher comme on dit.
bonne continuation, ne le maltraitez pas trop cependant...