Cinéma
Il fut un temps encore assez récent où il me suffisait de voir les premières secondes de la première bobine d'un film pour pouvoir le nommer. Sans avoir vu le titre, s'entend. Un studio, une ambiance, un producteur, un réalisateur, et je vous sortais de mon chapeau un nom de film dont vous n'aviez même pas entendu parler. Non pas que j'avais vu le film en question, mais une bonne mémoire associée à une lecture assidue de Première et des Cahiers me permettait d'identifier assez vite l'œuvre en question.Ça ne servait pas à grand chose, mais ça faisait toujours son petit effet dans le cercle familial.
Après quelques années à bosser de plus ou moins loin sur des scénarios de films, j'en suis venu à connaître à l'avance la structure, voire le récit de certaines perles du 7ème art.
Ainsi époustouflais-je un collègue de boulot en lui racontant quasiment au plan près Alien vs Predator qu'il était allé voir le jour de sa sortie, et pour lequel il s'enthousiasmait grandement. Je lui ai narré la scène où une héroïne se retrouve seule et désarmée face à un Prédator. On est persuadé que la Bête va se tailler des dés de jambon dans la Belle musclée, décolletée et tachée d'huile, alors qu'en fait il vise l'Alien derrière elle, signant la début d'une belle amitié inter-raciale entre une femme et... hum... un truc gluant. Je pense que mon collègue est toujours persuadé que j'avais vu l'extrait.
A côté de ça, je n'ai vu de Kubrick que 2001 et Spartacus, aucun Kurosawa, aucun Ettore Scola, Fellini, Bergman et je n'ai attrapé que des extraits de la Vie de Brian sur Youtube, ... bref, j'ai soigneusement -et involontairement - esquivé tous les grands classiques.
En ayant fait une licence d'Arts du Spectacle (DEUG Cinéma et Licence Théâtre), avouons que ça relève de l'exploit. Comme quoi, les diplômes, c'est très surfait.
Livres
Mes lecteurs les plus fidèles (et vous autres qui arrivez ici en ayant tapé une insanité et en vous sentant un peu coupable de chercher des accouplements d'adultes plus ou moins consentants en Wallonie ou en Flandres), mes lecteurs, donc, savent que je lis beaucoup. Mes chroniques, sobrement intitulées "Je Bouquine", en hommage au mensuel que je mettais deux heures à dévorer, le prouve.On pourrait se demander ce que je vais pouvoir déblatérer comme preuve d'inculture littéraire. Et pourtant. Il me suffit d'écouter Les Papous dans la tête et le jeu du diagnostic littéraire à l'aveugle pour mesurer l'ampleur de mon ignorance crasse.
Le jeu en question consiste à identifier la paternité d'une vingtaine de lignes, absolument sorties du contexte. Les participants de l'émission, tous écrivains et gens de lettres forts humains au demeurant, entendent ces vingt lignes et les analysent : époque d'écriture, traduction, auteur... C'est terrifiant : la plupart des noms d'auteurs lancés en guise d'hypothèses me sont au pire inconnus, au mieux je n'en ai rien lu. Ça va de Borgès à Duras en passant par Proust, Mauriac, Tourgeniev et tant d'autres. Et bien sûr je ne cite ici que ceux que j'ai retenus pour en connaître le nom.
La chair est triste, et j'ai pas vraiment lu tous les livres.
To be à suivre...



Commentaires
Je persiste dans mon incompréhension : parle-t-on ici de culture ou de connaissance encyclopédique ? MGP, Cochon et toi abordez cette chaîne sous trois angles différents, on m'ôtera pas de l'idée que c'est qu'elle est mal foutue.
IyhelEt puis après tout on s'en fout "un peu" du sujet, c'est surtout un prétexte à blabla, non ? Et d'ailleurs, qu'en penses-tu du contenu (sans comparaison) ? Frédéric Meurin
" Et puis après tout on s'en fout "un peu" du sujet, c'est surtout un prétexte à blabla, non ? "
Celle-ci particulièrement qui consiste à emballer du vide.
Voilà ce qui m'horripile dans les chaînes
Sinon, sur la forme, c'est bien écrit, sur le fond, je t'avoue que ça me passionne pas plus que ça de savoir qui n'a pas vu quoi... A quoi on répondra "ben t'as qu'à pas lire" sauf que j'essaie de comprendre ce qui vous pousse à perpétuer ce genre de trucs.
IyhelNote que mon aversion pour les chaînes n'a rien à voir un refus binaire de nouvelles formes de communication, d'échange et de créativité.
Ca par exemple :
http://auteurautravail.canalblog.co...
c'est beau.
Y a pas de contrainte, y a pas d'urgence (parce que quoi qu'on en dise, quand on est enchaîné le "public" et au premier lieu l'enchaîneur attend qu'on se soumette au jeu assez rapidement), y a pas foule non plus mais y a la qualité.
IyhelIl ne s'agit pas de chaîne, il s'agit de proposition. Comme le renga qu'on avait commis avec Dodue et Cochon. Ou encore le Cadavreski : appel à volontaires depuis un blog, définition d'un "règlement" ensemble, et hop. Tout le contraire d'une chaîne
Je te signale que je n'empêche personne de m'imiter (pour les cartographies) bien au contraire et que je lance des choses comme ça depuis mon blog, le concours de lamas par exemple.
IyhelActive ou coercitive ?
IyhelSur la cartographie : j'ai pas dit que c'était parfait, mais que c'était joli. Et puis c'est un exercice de style intéressant et original - parler de son inculture peut l'être aussi, à condition que le sujet soit bien posé. Accessoirement, à long terme, mes cartographies serviront de cartes pour naviguer sur mon site ; très long terme.
IyhelFred, si tu veux, je peux te prêter "La vie de Brian" et "Full Metal Jacket".
FabienPar contre, suite à ta demande par mail, non, je n'ai aucun Marc Dorcel dans ma videothèque.
C'est dommage, pour le Dorcel, parce que rien que pour le générique de fin et l'imagination des acteurs et autres intervenants pour leurs noms de scène, ça vaut le coup.
IyhelEt la demande par mail, c'était pas moi, je vais enquêter auprès du chat... sale bête ! Frédéric Meurin