Temps que j'y pense

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16juil

Les questions insolubles

Bienvenue dans ce qui s'annonce comme une grande série de ce blog : les questions insolubles. Pas des questions idiotes comme "pourquoi les carottes sont-elles oranges ?" ou "pourquoi les lucioles brillent-elles la nuit ?" puisque chacun sait que c'est respectivement grâce au carotène et à la luciferase que les lucioles sont oranges pour attirer leurs partenaires sexuels... mhm je m'embrouille...

Bref. Les questions qui seront abordées ici sont de vraies questions bien ardues, morales et philosophiques.

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10avr

Prix Nobel de Médecine

Economie, intérieur, intégration, identité nationale, et maintenant génétique. Il est rassurant de savoir que le favori des sondages se prononce de manière aussi fine et subtile sur tous les sujets, en totale contradiction avec les meilleurs spécialistes des domaines concernés.

Aujourd'hui, on sait notamment que la génétique ne fait pas un individu, mais que l'éducation et par extension le contexte social conditionne énormement. Il est cependant plus simple d'apporter une solution dé-responsabilisante et dé-culpabilisante : je suis pédophile parce que c'est dans mes gênes, mon enfant s'est suicidé parce que c'était dans ses gênes.

Pour les parents, il sera ainsi plus simple de rejeter la faute à la fatalité ou sur un gynécologue incapable de repérer cette tare. Pour la justice, on peut imaginer qu'il sera également plus simple de guérir - de manière radicale - plutôt que de prévenir.

Le vote utile ne doit pas éviter que Le Pen.

La dépêche AFP de ce jour qui remet le couvert est lisible ci-après.

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23aoû

La démocratie, c'est Cause toujours...

... tandis que la dictature, c'est Ferme ta gueule, c'est bien connu.

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17aoû

Péché originel

C'est curieux, la religion quand même. Je ne sais pas pourquoi les femmes sont voilées chez les islamistes - à ne pas confondre avec les musulmans - et non cette distinction n'est pas démagogique. Mais je pars du principe qu'on cache plus volontiers ce dont on honte que ce dont est fier, ce dont est jaloux que ce que l'on veut glorifier, ce dont on a peur que ce en quoi on a confiance.

Toujours est-il que je connais une autre religion, plus insidieuse, qui réclame, pour rentrer dans son Eglise, d'être baptisé. Vous savez le Baptême, cette cérémonie qui consiste chez les plus frappés à immerger un bébé nu dans de l'eau froide, le tout dans une batisse à huit degrés. Sans aller dans la caricature anti-clericale, le Baptême est censé laver du péché originel, avec lesquels naissent tous les Hommes. Et ça à cause de quoi ? A cause de ces ispices di connasse, comme dirait l'autre, qui ont croqué la pomme... Ouais, ouais, ouais... Et tu enfanteras dans la douleur, ça te fera les dents.

Donc Dieu, non content de virer sa création la plus chère de son Paradis terrestre, la souille à jamais et fait en sorte que si elle ne le trouve pas grâce à l'Eglise, elle ne le retrouvera jamais et sera damnée aux tourments éternels, amen.

Vous y croyez vous ? Personnellement, j'ai envie de croire à Dieu. Comme chante Benabar, je prie souvent Dieu pour qu'il existe. J'aurai dans la même tendance, une croyance en un enfer, même si c'est bien connu, pour rester dans les citations, "j'irai au Paradis car l'enfer est ici".

Mais je pense que si on admet que l'Homme porte en lui le Mal par son libre arbitre, il porte également le Bien, grâce à ce même libre arbitre. Et donc qu'on peut trouver la rédemption, l'illumination ou la sérénité par une valeur qu'on retrouve dans toutes les philosophies à peu près modernes (ie à partir d'Aristote) : la compassion.

Donc, faites le Bien. Ça fera plaisir aux uns, et surprendra les autres.

Nota : ce message n'est en aucun cas une propagande pour les Témoins du Troisième Œil ou les Adorateurs de l'Oignon.